Archive for avril, 2010:
Don’t be scared
C’est vrais je devrais pas me plaindre. J’ai tout ce dont je pourrais avoir besoin. Mais quand on a personne pour partager quoi que que ce soit. C’est beaucoup plus difficile.
Je m’attendais déjà à ce que plus tard, un jour. Quelqu’un me demande d’où je viens. Qu’une chose me venait en tête, « memory from hell ». Le livre de Marilyn Manson. Un ouvrage que j’ai trouvé totalement à coté de la plaque. Racontant une histoire aussi folle, qu’improbable. Une histoire comme la mienne. Enfin… je crois.
Bien entendu, j’étais encore entourer de couleurs. J’attendais plus qu’a ce que ma télé puisse enfin avoir des chaînes.J’attendais… Encore et encore. C’était un peu comme dans c’est film ancien où il ne se passe pas grand chose. Il fallait à tout pris qu’un grincement ou un minuscule petit bruit vienne troubler mon attention. Pour dire « regarde, il se passe quelque chose ».
Hold on
J’avance. Chaque jour j’avance d’une manière ou d’une autre. Je me donne très peu de temps en général. Ma psychiatre n’est pas contente. Elle voit rouge et moi je regarde toujours d’un air insouciant. Elle me demande ce qui change, ce qui bouge. Je lui dit que dans le fond pas grand-chose. Qu’elle ferait bien de me remettre sous antidépresseur. Alors elle y pense sérieusement pour la semaine prochaine.
Moi je reste vissé à la chaise. Il me faudra bien plus qu’une ordonnance pour affronter une semaine de plus. Mais ca, personne ne le comprend réellement. Je reste en cette fin d’après midi, planté sur un fauteuil du salon. Je cherche comment je pourrais contenter ma soirée. Un samedi soir de plus…
Le ciel devient orange. Le vent se lève. Je tachycarde et on s’en moque bien dans le fond. Bien entendu, je pourrais parler de mes problèmes et même m’en inventer en plus. Mais j’ai bien compris que cela ne m’aide pas de parler. Car dans le fond, mon problème est insoluble.
Je devrais pas avoir à me plaindre dans le fond. Mais y’a toujours un truc en moi qui est cassé. Chaque jour cela me saute au visage. Et personne n’arrive à le comprendre. Demain, le monde viendra me chercher une fois encore et je sentirais le sole s’effondrer sous mes pas d’une certaine manière.
Internet n’est plus un loisir. Ni même un passe temps. C’est devenu une forme d’exutoire (dans le terme médical). Une forme d’incontournable qui m’angoisse encore plus. Je ne devrais pas. Je devrais reprendre le cours normal de la vie. Enfin, je crois…
Mais c’est pas évident quand la passion n’est plus là. Bien entendu, j’aimerais revivre ma vie de parisien. Changer les choses et faire en sorte que je reste là-bas pour toujours. Travailler encore et toujours dans la même boite. Vous n’avez pas idée à quel point cela m’affecte d’avoir du partir de là-bas… C’est le genre de chagrin dont on ne se remet jamais vraiment.
Il me faut avoir de nouveau envie.
On day, one thinks
Cela fait maintenant un an que tu es parti. Je peux pas te dire que je le supporte. Je parlais encore de toi il y’a 3 jours à Judge. Depuis comme tu vois, tout a explosé. Nous nous sommes tous décomposé. C’est pas très beau ce que tu dois voir de là où tu es.
Mais comme tu t’en rend compte, je suis arrivé à sauver certain de tes enfants. Je n’ai pas pu sauver tout le monde. J’aurai bien voulu. Mais comme tu le sais, on m’a obligé à faire des choix. Ca n’a pas été facile. Surtout précipité dans l’urgence.
Comme tu le vois, je n’ai pas pu poster ce message le jour même (le 7). Et pour cause… le serveur n’était pas encore payé. Mais aujourd’hui, je sais que toutes les personnes qui viendront à me lire auront une pensée vers toi. Parce que je sais que tu n’es jamais très loin. Que chaque jour, c’est moi qui me rapproche.
On se retrouvera je n’en doute pas. Ça sera comme avant. Tu seras mon dormeur ventriculaire. Et je serais ton coussin.
Beaucoup se sont demandé pourquoi « meewing ». Après tout, cela vient de l’argot anglais. Ce n’est même pas spécialement connu des anglais. Meewing à mes yeux et le premier crie du chaton. Le premier miaulement de sa vie. C’est aussi mon identité de chat parmi eux. C’est une forme de comparaison qu’ils ne comprendront peut être pas tous. Mais je te devais bien ça.
En mémoire à toi, je souhaite que le jour de ma mort. Le jour de mon enterrement plus particulièrement, on laisse jouer la musique suivante et qu’à la 23 ème seconde on amorce la descente de mon cercueil. Comprendra qui pourra. L’origine de cette musique étant importante à mes yeux.
http://www.youtube.com/watch?v=Uox3jiV-4zA
A mon frère Monsieur le chat.
