Archive for mars, 2010:
La chute
Ma psychiatre a eu la bonne idée de ressortir les dossiers. Et j’ai pris ça comme on prend une balle en pleine tête. Le genre de choses qui comble 1h de conversation… J’avoue, ça a été plus long que les séances habituel.
Pouvez-vous me parler de Joëlle ?
Que dire ? Je me suis fait abandonner. Ni plus, ni moins. J’ai eu l’impression d’être un chien sur le bord de la route. Ce genre d’impression on l’a qu’une fois dans sa vie. C’est peut-être un peu comme Darling. Vous avez déjà entendu parlé du film ?
Non pas du tout.
Pour moi c’est clairement ça. J’ai idéalisé une relation au plus haut point. J’ai donné des couleurs à ce qui était en fait devenu terne. Les images, les photos, tout devient terne avec le temps. Parfois c’est pas plus mal de laisser les choses vieillir. Et quand on y repense. On se dit « c’était le bon temps ». Je suppose que c’est comme ça qu’on fabrique les souvenir quand on devient vieux. Moi, je n’aurais pas de souvenir comme ça. J’ai juste une odeur d’urine de chat en tête. Le genre qui prend à la gorge et infeste les moindre centimètre des boites à souvenirs.
Vous lui en voulez ?
**rire**
Non pas du tout. Je ne lui en ai jamais voulu. Au contraire. Je l’a remercié du temps passé. Je l’a remercié d’avoir existé. Mais lui en vouloir, c’est impossible. Je ne suis jamais arrivé à avoir le moindre sentiment négatif à son égard. Pourtant vous voyez bien, j’ai gâché ma vie en son nom. Et même si je sais que selon vous la vie est encore longue, je tiendrais pas des milles et des cents. Je suis le genre de partie qu’on ne garde pas longtemps. Pourquoi ? Je n’en ai aucune idée. Je l’ai toujours sentis comme cela.
Vous estimez avoir gâché votre vie ?
Bien entendu. Comment je pourrais dire l’inverse aujourd’hui ? J’ai 26 ans, je vie chez mes parents. Selon mes revenu et mes dettes, c’est pas prêt d’en finir. Il faudrait que je trouve un truc. Un genre de chose pour sortir de cette spiral. J’avais Blizzard. Je l’ai perdu. Et l’idée de l’avoir perdu définitivement me vient souvent en tête. Je sais qu’on est sûr de rien. Mais quand même. Je ne suis même plus un joueur. Je ne suis même plus un « geek ». Je n’arrive plus à tenir 1h sur une chaise sans faire des aller-retour sur mon lit, sur le balcon, dans le salon et je me dit « merde, qu’est-ce que je me fait chi**… ». Chaque jour les mêmes geste. La même peur au ventre. Les mêmes choses aux mêmes instants. J’ai aucune solution de sortie et si nous en sommes là dans la thérapie, c’est que nous ignorons tous où cela peut bien mener. Ce que je sais… C’est que je tente de suivre à la lettre nos rendez-vous. Je suis acidu au maximum. Je prends mon traitement. Mais ça n’avance jamais aussi vite qu’on aimerait… C’est pas que je sois défaitiste. C’est que je suis éternellement non comblé. Rien ne me donne vraiment envie, si ce n’est le soir de me coller devant Docteur House dans mon lit avec mes chats tout autours.
C’est déjà un début.
Circumstantial
Les matins sont long. Les après midi toujours trop court et les soirées… Je me sent déçu par tout ce qui m’entour aujourd’hui. J’aimerais tellement mettre un terme à tout cela. A ce system que je ne contrôle plus. J’ai l’impression de perdre le contrôle de mon avenir. J’ai l’impression de ne pas avoir d’avenir. De laisser s’échapper le peu que j’arrive à conditionner.
C’est toujours le même rythme qui revient chaque jour. Toujours les mêmes images, les mêmes angles de vue. Et on me voit dans un coin entrain de prendre des notes sur mon petit cahier brun. Comment peut on survivre à la monotonie ?
Je ne sais pas trop. Pendant ce temps, le monde s’amuse, le monde tourne. Et moi, je suis un satellite artificiel de cette planète.
Sur un fond de jazz. Ou peut être que c’est autre chose. Je n’arrive pas bien a distinguer ce que ma radio passe aujourd’hui. Je sais juste que je brule. Il faudrait que j’arrive à sortir prendre des rendez vous médical. Il faudrait que j’arrive à parler à quelqu’un sans fuir son regard. Faudrait que mes yeux cessent de couler quand je me promène dans la grande ville. Il faudrait un peu de normalité dans mon monde de Pan.
Sea & ocean
Laisser passe le sable entre ses doigts. Un couché de soleil le long d’une plage. Sentir la lumière doucement partir avec ses nuances de rouge. S’adapter au monde qui nous entour. Et si demain le corail ne brille plus. Je sais que je resterais là car je n’ai nulle part où aller et vous le savez.
Dans un petit coin paumé de notre univers. Rien ne va plus comme à le long de la roulette. C’est plus aux autres que je fais du mal. C’est uniquement à moi-même. Et cette chaleur manquante. Cet hiver qui n’en finit plus. Pour nous autres, tout est gris. Tout a la même couleur.
Plisser la bouche pour donner un sourire à ces visages qui vous regarde après une tirade. Se forcer à convenir. C’est une histoire sans fin. C’est une histoire qui n’a pas de début.
Alors j’écoutais du Cabrel. Je chantais même dessus. Les paroles sont comme le vélo. On oublie jamais vraiment comment tenir l’équilibre une fois acquis.
Du sable sur la serviette. Le gout salé de la mers sur les lèvres. Et ce soleil qui n’en peu plus de s’éteindre dans l’eau de l’horizon. Comment fera t’il pour se rallumer demain. Quand il devra sortir de l’eau. Comment demain peut il exister sans le soleil ?
Et voilà cette froideur. Voilà la nuit qui s’annonce. J’attendrais ici que quelqu’un peut être veuille venir me chercher. J’attendrais, parce que je ne tiens plus sur mes jambes. Parce que j’ai besoin d’une aide que personne aujourd’hui ne peu me donner.
Alors je laisse passer le sable entre mes doigts comme un sablier. On dit en Angleterre « No pain, no gain ». Mais moi j’attend toujours. Et je ne vois pas la lumière au bout du tunnel.
Flute de Pan
J’avance, je donne du sens à ce qui n’en a pas. Mon esprit est maintenant occupé par des choses qui devraient pas être dans ma tête. Mais ca ne veut pas sortir. Y’a quelque chose qui coince. Un truc qui gratte dans la gorge.
Je me répète que je m’en moque. Mais je ne parviens pas à appliquer mes ordres. Tandis qu’une coupure se forme sur ma main. J’appuis sur la plaie pour faire sortir le sang comme un enfant. Je donne du sens à ce qui n’en a pas. Nous sommes un samedi. Un jour détestable.
La nouvelle vague passe dans mon casque. Et les heures semblent des jours. Nous nous perdons au détour de l’aiguille des minutes. Il faudrait que cela change. Mais je ne sais pas faire. Pas avec les moyens que j’ai. Il faudrait beaucoup d’argent et la liberté des journées vide. Partir un peu plus loin que l’horizon de l’horizon. Ouai ca serait chouette …
Mais en attendant, il ne reste que mon imagination pour travailler sur de bien vastes projets.
Spring
Les choses sont déjà assez compliqué pour ne pas se prendre la tête. Mais quand le matin se lève, que nous reste-t-il de la nuit. Des souvenir, des rêves et demain peut-être que je serais ailleurs parce que aujourd’hui, je ne sais plus où aller. Parce que aujourd’hui, je suis un enfant perdu. Quand mes pattes s’accroche dans le rideau. Les fenêtres ouvertes, je m’envol pour mieux regarder le monde d’en haut. C’est tellement bon de se sentir partir parfois.
Félix, dans ses éternuements, me laisse un silence de mort. C’est fou, les saisons sont passés. Et je trouve quelque chose de magique en regardant de l’autre côté de l’ombre. En me mélangeant à la lumière.
Alors que les nuages sont passés. Alors que la neige à finit de tomber. Nous touchons du bout des doigts les 18°. J’imagine toute sorte de scénario me laissant rouler dans l’herbe des parcs. C’est tellement rare de pouvoir se laisser aller. Se laisser succomber à la mélancolie de nos jours de printemps.
Naissant au coin d’une table. Le rayon de soleil s’avance toujours plus. Pour nous dire « c’est aujourd’hui ton tour ». Vous donnant l’envie de prendre un vieux sac de linge propre, pour sentir l’odeur d’un printemps oublié.
Aujourd’hui, la journée est chargé. Et je crois bien aimer cela.
Un samedi sans sortie.
Je veux sortir. Prendre l’air. Mais nous sommes l’un de ses fameux samedi soir dans lequel rien n’épargne l’ennuie. Le vide, le néant. Pendant que Lena est en concert, Kyo à un concert, et d’autres en café. Moi je reste là. La télé sur ma gauche qui joue le plus grand cabaret du monde. Et moi je suis enfermé avec mon casque qui couvre à peine la musique d’un petit chien qui fait des tours avec son maître.
Mon hotmail me rappel que j’ai une inscription sur meetic. Je crois qu’il est difficile de tomber plus bas. Mais vous savez, j’ai été ferme. Et je ne regrette pas mes choix d’avoir bannis à jamais Tita de ma vie. C’était vraiment nécessaire et … je respire sur la musique d’Annie (it’s the hard knock life).
Seulement voyez-vous, les samedi soir ont un gout amère. Nous sommes à peine à 21h17 pour être exacte. Et j’envisage d’aller m’enfermer dans ma chambre avec Docteur House et un paquet de gâteau.
Vous savez, de l’ennuie né les idées délirantes. Les idées qui viennent vous pourrir la vie d’une manière mémorable. Bien entendu, je devrais peut être les partager avec vous. Mais voyez vous, même sur le net nous ne pouvons pas tout dire. Même si nous sommes maintenant en comité réstrain, le risque 0 n’existe pas.
J’espère jusque que personne d’entre vous ne passe une soirée comme la mienne.
Bonne soirée à tous.
The eyes
Un rêve. Un simple rêve peu vous démolir une journée entière sans prévenir. Un reveil sur le nerf. Pourquoi ? Pour des images mélangé. Un sens clair et net. Je me suis perdu au travers des autres encore une fois. Pour au final être insupporté par une certaine réalité.
Mince… Mon rendez-vous. On va encore me poser cette question comme chaque matin « as-tu fait de beaux rêves ? ». Si ils savaient que cela fait longtemps que je ne fait plus de « beaux rêve ». Je me repasse la version original d’Annie. Juste un coup pour me changer les idées. Mais non, ca ne marche pas.
Finalement, il est déjà 22h30 et j’ai toujours rien de constructif. Personne à qui parler. Personne avec qui sortir. Ca serait tellement bien. M’enfin… Nous verrons bien si le vendredi est plus constructif que le jeudi. Est-ce que le vendredi existera. Je prend des notes sur mon cahier. Allongé sur le ventre. C’est fou ce qu’on se sent rabaissé dans cette position. J’ai pris deux shoot de Xanax dans la journée. Ca faisait un baille. Je parle bien de shoot. Parce que c’est le seul moyen de contrer la peur du vent glacial de dehors. Que suis-je devenu… ?
C’est une question légitime à proprement logique à cette situation n’est ce pas ? Quand on se retrouve allongé sur le dos. Les yeux rivés au plafond.
Faut que je pense à me raser pour perdre quelques années. Faut que je me plonge dans un bain. Mais surtout pas les cheveux. Je m’insupporte. J’ai pris du poids. Je ne me reconnais plus dans le miroir. Je vais surement encore subir des moqueries.
De toute manière, je n’ai plus d’amour propre.
It break
Je me réveil tôt. La fatigue en pleine figure. C’est pas si grave que ça, j’ai déjà vue pire. J’oublie mes neuroleptique et je pars faire les courses. J’ai l’impression de quitter mon corps. C’est pas si grave, j’ai vue pire. L’attention des gens me saute au visage. J’ai du mal à gérer. C’est un peu la panique et je me crie « reste ! » parce que à partir de là, je n’arrive plus à contrôler et ma vie défile comme un spectacle.
Je regarde le sale temps dehors. Il va surement neiger encore un peu. C’est pas grave, je serais au chaud un peu plus tard. Finalement, nous sommes plus tard et je ne trouve aucun plaisir à ressentir la chaleur. Pourquoi ? Je ne sais pas. Je suis fatigué encore. Je devrais peut être aller me coucher histoire de récupérer un peu. Mais j’ai peur de me retrouver seul. De « trop » penser.
Alors je reste là, toute l’après midi. Je vais peut être manger des céréal. Je ne sais pas…
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Its A Hard Knock Life
Ce soir est un soir mêlé de stresse et d’autres choses. Je me demande si demain sera vraiment. Je ne sais pas… Une petite crise de panique à l’ancienne et pour décompresser j’écoute :
http://www.deezer.com/listen-829281
Les paroles sont tellement … Amusantes ? Je ne sais pas trop comment la définir autrement.
Je compte toujours le temps pérdu. Je tente toujours de le combler. Mais ca commence à devenir difficile. Surtout avec le weekend qui approche. Et je dois dire que les forums de jeuxvideo.com commencent à tourner en rond. Je ne m’amuse plus sur le net. Je suis juste là, faute de pouvoir sortir avec des vrais gens…
Je fume de moins en moins. Des moitiés, la nausée, je laisse de coté. Ce soir je regarderais un film comique. Un truc qui n’est pas du tout mon genre. J’espère décrocher un sourire.
A ce propos, j’ai regardé hier soir « 17 ans encore ». Vraiment sympa. Bon ce n’est pas du grand cinéma. Mais ca passe le temps et c’est plutôt pas mal.
Mon coup de cœur du jour se tourne vers un site qui reference les musiques de publicités.
J’accuse
Toujours la même fatigue sur le coup de 18-19h. Toujours la faute du traitement. Mais c’est certainement mieux comme cela. Je dois avouer que j’ai du mal avec les heures creuse. Avec les instants où rien n’arrive à m’atteindre. L’ennuie… La choses que je dois combler.
Il y’avait 24 heures dans une journée. J’avais l’impression d’en vivre le triple. Je regardais l’emplacement du soleil, puis de la lune lors de mes pauses cigarette. Tout semblait tellement immobile. Avez-vous déjà eu le sentiment que rien n’arriverait à vous sauver ?
Je tue le temps pour ne pas que le temps me tue. Je commence à être à cours de munition face à ma montre. Que faire quand tous reste à faire ? La cuisine prenait le midi et parfois le soir. Sortir le chien. 10 minutes par ci, par là. Mais rien de très convaincant.
Ecouter de la musique n’occupe pas les mains. Tout au plus la pensée. Et après ? Après, je m’étire devant la fenêtre. Je pense à Myspace où je devrais passer plus tard pour voir encore des gens inconnus s’ajouter à ma liste de contact pour mieux flooder de leurs publicités. Sur fond de la marche de l’empereur d’Emilie Simon. Toujours les mêmes son. Toujours aucun contact sur MSN.
Oh, comme je disais à ma psy. J’ai fait les sites de rencontre. Mais je dois vous avouer que j’ai vraiment été déçu par la qualité des gens. Des « kikoo lol ca va bien ? » et autres « Kom T Photo Son Kool ». Non vraiment … Internet n’est plus un endroit où se trouver des amis. Du coup j’y passe moins de temps et je rentre dans un cercle vicieux me faisant me demander « que faire ».
J’avais du temps à tuer et les gens autour tentaient de le tuer pour moi. Mais cela ne marchait pas toujours. Alors… Et maintenant
Je profite de ce post blog pour faire l’annonce d’un nouveau titre de Saez. Extrait de son 6 ème album qui sortira à la fin du moi. Voila : j’accuse :
