Archive for décembre, 2009:
2010
Prenez un enfant. Donnez lui tout ce qu’il peu vouloir et encore plus. Bravo, vous venez de tuer son innocence définitivement. Je me rappel l’époque où nous avions moins de facilité. L’envie réel d’aller acheter un album de musique, voir un film au ciné que nous attendions depuis plu de 6 mois.
Aujourd’hui. Tout est plus simple. Il suffit d’un compte megaupload. D’un minimum de savoir faire pour rechercher sur google les films, albums, jeux…etc. Pour au final récolté un film 6 mois avant sa sortie au ciné. Récupérer un album en mp3 avant même que la fnac. Jouer avec n’importe quel jeu sortie sur un autre continent.
Nous sommes une génération qui oublie de payer pour profiter. Une génération blasé par le system de récupération de l’information. Comment vivre si nous savons que tout est à porter de main ? Parfois j’ai cette impression. Que tout est donné et que finalement nous n’avons plus à nous battre pour contenter nos envies. De l’envie né un sentiment de bien être basé sur l’idée quelque peu masochiste de se faire languir pour profiter un maximum un jour de ce que nous irons voir, ou écouterons, ou même jouerons.
Ne trouvez-vous pas que nous sommes dans une société blasé par le pouvoir d’achat qu’elle n’a pas. Mais qui à su s’adapter à la situation grâce à internet.
Nous entrons aujourd’hui (ce soir) dans l’année 2010. Les gens autour de moi n’ont jamais été plus bas qu’a présent. Les concerts sont pour beaucoup fait en playback. La société crois en Dieu de néon (cf : simon and garfunkel – The sound of silence). Un dieu publicitaire de contentement.
Regardez nos supers marchés. Aujourd’hui si plein. Nous devions fêter une nouvelle aire pour l’humanité. Fruit du besoin et sans aucun amour. Tête baissé, les mains sur le caddie. Doublant, écrasant, cognant. Qu’est devenu le monde ?… Cela n’a pas toujours été ainsi.
Je me rappel de Noël blanc. De nouvelles ans avec tout le monde réunis. Nous sommes devenu des moutons de la consommation. Nous avons tuer nos émotions cinématographique par le téléchargement. Nos émotions auditive. Penchez sur nos i-touch ou autre i-pod. Où sont passé mes années 80. Noyez dans l’effluve pokemon des années 90-2000 et de carte à jouer échangé comme de l’argent dans les cours d’école.
Soupirant chaque matin au réveil. Un jour de plus. Nous savons que nous sommes devenu de mauvaise personne. Mais nous sourions encore et encore dans notre propre crasse. Pour finalement finir toujours un peu plus sale.
Pensez-y. Bonne année à toute les personnes qui viennent lire mes post et qui me supporte.
Rétrospective
Curieuse sensation… L’impression d’évoluer dans un monde parallèle. Ne plus interpréter ses propres réaction. La lumière est si forte…
Je devrais peut être fermer les yeux. Après tout, demain sera un nouveau jour. Peuplé d’autre chose je suppose. Mais si je restais coincé dans cet état ? Si je ne sortais pas de cette idée. Si enfin je me montrais demain, a mon rendez vous ?
Je ne sais pas. Je serais bien obligé de dire que cela va de mal en pire. Je ne vais pas mentir quand même. Cela ne serait pas bien. Et j’ai juré depuis 7 mois de ne dire que la vérité. Rappelez-vous…
170 post plus loin. Nous en sommes guère plus loin. Je ne sais même plus ce que je veux dans le cadre actuel des choses. Je ne sais même plus qui je suis. Je n’arrive même plus à me reconnaitre dans le miroir.
Devrais je dire à ma consultante en psychiatrie que les drogues ne font plus effet ? Baisser la lumière, encore, d’un demi ton. Pour ressembler à une pièce Ikea. Tout est tellement statique. Tout sauf moi qui bouge frénétiquement les jambes. Je ne sais pas pourquoi. Je n’ai jamais vraiment su pourquoi.
Faudrait que je pense à démêler mes cheveux. A les attacher. A les retirer de mon visage. A respirer. A prendre l’air. Il fait bien trop froid dehors… Y’a qu’un endroit où j’irai bien, c’est chez Jack. Peut être demain. Prendre une poupée, mais je n’ai pas encore de clé d’un nouveau “chez moi”. C’est où chez moi ?
La ligne blanche
Je m’effondre et j’écoute : http://www.deezer.com/listen-699701
Tombé sur le dos. Le long du lit, puis glisser jusque par terre. Ca je sais faire… Fermer les yeux pour écrire. Perdre un peu de temps ou savoir en gagner. Quel importance dans le fond ?
On évolue dans une microsphère… Tellement étrange. Peuplé de personnalités de toutes sortes. Dépeuplé, aride, acide… Les nuits ressemble à des journées. A quoi ca sert ? Hein, a quoi sa sert ? A quoi ca sert de dormir pour être encore plus fatigué au réveil ? Devoir faire des sourires faux à tord et à travers toute la journée. Ne plus supporter d’évoluer dans 10m².
Cracker, se laisser couler contre les parois… il ne me reste que cela à faire. C’est une chose que je ferais à longueur de temps. J’ai perdu la boite que j’avais mise de coté. C’est comme la fameuse PSP débriqué. Elle était là et puis “plop” plus rien.
Je vais commencer à penser qu’un monstre se cache quelque part pour avaler mes affaires. Ou peut être simplement… Ouai non, je ne veux pas imaginer cela. J’ai l’impression de ne plus être dans un milieu où les gens montre de le franchise avec moi. L’impression de ne plus croire en monde.
Lundi, il faudra s’en retourner à l’hôpital. Sortira, sortira pas. La roue tourne encore et encore. Je suis fatigué d’écrire pour rien. Pour ne rien dire. Parce que je n’ai plus rien à dire ici ou là.
Un jour vous trouverez mon blog secondaire et là, je m’en prendrais plein la face. J’ai plus l’impression d’être libre. Normal quand on est coincé dans 10m² et que l’extérieur vous repousse à l’intérieur ?
Christmas
** on écoute : http://www.deezer.com/listen-4210871 **
La pluie est tombé. Mais où était passé la magie des Noël blanc de disney ? Rien ni personne ne viendrait sauver les fêtes aujourd’hui. Nous étions un 24 décembre. Un jour comme les autres. Surement trop comme les autres.
Il y’avait un peu de lumière grise qui rentrait par la fenêtre. Les clopes s’enchainait et je pensais à ce monde dans les magasins, qui préparant le sapin pas plus tard qu’hier, pensait à la magie.
Il n’y avait plus de place en moi. J’étais submergé par une émotion nouvelle. Mes bras n’étaient plus les miens. Ses mots n’étaient plus dans ma bouche. Pour les autres, la normalité était là. Pour moi, un grand vide se creusait encore et encore. Et cela serait comme cela durant toute la journée.
Moi aussi je sortirais faire les magasins. Mais peut être que j’aurai mieux fait de rester au lit encore un peu. Un Noël de plus. Un Noël de moins. Demain matin on ne trouverait rien sous le sapin. Le père Noël n’existe pas. Aucun enfant ne sonne à la porte pour chanter des chants de Noël. Nous ne sommes plus dans les films.
Les yeux qui coulent dans ce silence gris. Mais non, il faut rester fort. Parce qu’il faut toujours rester fort. Mais quand est ce que j’ai le droit de m’écrouler ? Quand est ce que j’ai le droit à un peu de liberté ? Je voudrais m’en aller loin d’ici. Loin des préoccupations de la vie de tout les jours. Briser les chaînes et m’envoler.
Je m’en veux de m’en vouloir. Les sens s’inverse et je respire avec mes mains. C’est devenu irrationnelle. Mais pourquoi n’aurais-je pas le droit de perdre la raison dans un monde déraisonnable ?
Psyché
Je suis revenu d’une journée plutôt étrange. Un rendez-vous avec une petite nouvelle en psychiatrie qui m’étudie comme on vient à lire un livre. Je suis devenu un sujet d’expérience , le croyez vous ?
Une séance d’une heure trente. Pour au final avoir eu le droit à une proposition de rester à l’hôpital. J’ai décliner l’hospitalité. Mais où étiez-vous quand je devais me sauver ?
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| Psy : Avez vous des idées noires ?
Meewing : A chaque instant. Psy : Pensez vous que cela représente un réel danger ? etc… |
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Je lui expliqué ce que je faisais ou plutôt ce que je ne faisais pas de mes journées. Je crois qu’elle a été surprise de réaliser qu’il était possible de vivre de la sorte. Finalement, elle demandera à me revoir dans l’urgence lundi à 14h. Pour faire le point. Voir si je suis toujours vivant après les fêtes.
J’aimerais pouvoir parler. Je pense savoir à qui parler. Je ne sais pas comment. Je suis complètement pommé.
Help is coming…
Horizontal
En haut de la montagne. Chat et chatte regardait l’horizon. Il avait comme un vent froid. Surement le blizzard qui s’annonçait.
On restait là. A regarder le monde s’animer en dessous. C’est petites choses pathétique évoluant et s’envoutant. Chat et chatte n’avait pas besoin de cela. Il avait une montagne. Alors pourquoi se mélanger au “gens”. A des choses qui ne savent apporter que du malheur finalement autour d’eux.
Le monde était aveugle. Se constituant des couleurs pour dire “on est pas si sombre que ca”. Se coloriant en permanence de sourires et de faux semblant.
Pourquoi les gens sont des vrais crétins à cette période de l’année ? Regardez les dans les magasins se bousculer au nom d’une fête. Et nous sur la montagne, on regarde et on se couche quand la lune le demande.
Chaque centimètres, chaque secondes, chaque kilo et chaque coup de vent me rappel à quel point je suis perdu. Je deviendrais autiste ?
Demain, je devrais aller pointer pour la première fois à l’hôpital. Cette fois, c’est pour étaler ma vie pour de vrais. Raconter tout depuis le début. Je commencerais par “au début, j’ai séparé les ténèbres de la lumière” pour détendre l’atmosphère. Mais je crois que de toute manière. Le terme “cas d’école” reviendra.
**dans un autre monde**
Under the sea
La neige était tombé comme il se devait. Mais peut être pas assez. Pas assez pour faire une épaisse couche sur le sol. Le genre qui permet de faire des boules. Puis d’un coup, la température tombait comme pour interdire à la neige de tomber encore.
Il faisait -10°. Météo France annonçait –14 pour la nuit et le matin. Comment ne pas succomber à cette froideur. Alors les chats sont venu avec moi. Ils m’ont rejoins dans la chambre. Du coup on est 4 et on s’en sort très bien comme ça. Moi, Félix, Judge, et dos-noir.
Bien entendu, Félix fut contrarié au début. Ne plus être l’unique. Ca lui a mis un coup un peu. Mais après quelques heures. Les choses ont changé. Félix accepte de manger avec les autres.
Mais ce soir, c’est moi qui joue à la mauvaise soirée. Je me souviens toujours de ce topic sur jeuxvideo.com (18-25) qui s’appelait “un samedi sans sortie”. C’est pas que… Mais après tout, il fait tellement froid dehors. C’est surement mieux comme cela.
Il faut être franc, ce n’est pas un temps pour sortir ! Et puis dans le fond, c’est bientôt noël (fu..). C’est bien d’être au chaud non ? Non ?
Dehors… Trouver des amis. Mais j’ai des amis. Je vais en acheter. Jack en vend des petits de 5 cm de haut. Ca fait 5€ l’ami ! Je vais en acheter plein et faire des choses intéressantes avec. Je … Je n’ai pas raison ?
Avec de la laine, de la corde, du métal. On peut se faire tout les amis du monde. Et ne plus avoir besoin de rien ? Je ne sais pas.
Oh je vous ai pas dit. J’ai vue ma psychiatre. J’ai encore plus d’abilify (30mg soit la dose maximum que le corps peut supporter). Et surtout, j’ai une grande nouvelle ! On m’a collé une assistance psychiatrique. Chaque semaine, hop, je dois pointer.
Je l’ai rencontré. Elle a pas l’air sympa du tout… Et elle est plus jeune que moi je crois. Mercredi, premier pointage. Je suis…. impatient ?
Sera
J’attend la neige. J’attendrais chaque jour si il le faut. Mais je sais qu’elle finira par venir. Tout finit bien par venir un jour n’est ce pas ?
Je ne sais pas pourquoi j’ai faim, pourquoi deux minutes plus tard, devant l’assiette, l’appétit s’en va comme il est venu. Je deviens une sorte de Valérie Valère qui a l’inverse prend toujours et encore du poids.
On m’a demandé avant hier où j’en étais niveau photo. On m’a même proposé un model photo. Je ne sais pas où j’en suis. L’envie est là. Mais après ? Pourquoi je n’y arrive plus ? Je n’en ai aucune idée. La question tourne et tourne encore. Mais je n’ai pas de réponse.
Alors j’attend la neige. Parce que peut être qu’il sera possible de faire quelque chose avec cette matière. Je voudrais couvrir la ville. Couvrir le marché de noël peut être. Prendre des instants chez les gens.
Peut être demain… Je ne sais pas. Demain sera ou ne sera pas.
Ainsi tombera peut être la neige.
Pneumo
Une douleur physique en plus et tout s’écroule. Une douleur en plus, ma tête n’arrive plus à suivre le rythme. Je crois que c’est le début d’un long procédé qui ne va pas bien se terminer du tout. Je commence à avoir de drôles de manifestation. Autant physique que psychologique.
“Nous ne sortirons pas indemne de cela.”
C’est le début d’une histoire très courte. Comme les histoires que l’ont content aux enfants avant d’aller dormir. Une histoire qui n’a rien de palpitant.
Le bruit devenait de plus en plus insupportable. Je posais mes mains sur les oreilles pour ne plus entendre ce vacarme. Je n’étais plus qu’un morceau de viande encore trop chaud avec une barre planté dans sa transversal.
Manger était devenu un supplice. Je me forçais à boire de l’eau pour faire descendre les aliments dans mon ventre comme on avale des cachets. Je n’avais plus qu’une féroce idée en tête. Trouver un moyen de mettre un terme à tout cela. Pour ne plus avoir mal dans le torse. Ne plus avoir cette fatigue omniprésente. Mais qui comprendrait…
Je me raserais, je me ferais propre. Je prendrais ma veste et je partirais faire des courses. Je ferais comme tout c’est robots dans les magasins qui passent de rayon en rayon pour faire des emplettes. Je serais dans un autre monde. Moi et mes petits papiers.
La phase 1
Le ciel se libérait doucement. Ce n’était pas pour autant une bonne journée. Non, au contraire. Je restais là, désespérément assis sur le bord du lit. Je me demandais ce que je faisais là. Pourquoi continuer une lutte étant perdu d’avance. Comment tout cela avait commençait et de fil en aiguille, je remontais le temps pour me rendre compte qu’il y’avait un problème dans ma mémoire.
Une sorte de faille. Une forme détourné d’amnésie certainement. Je ne sais pas encore comment nommer le temps qui n’est plus dans votre mémoire.
Risperdal, Bromazepam, Seroplex, Noctran, Abilify, Alpazolam etc… Autant de nom qui sonnent dans ma mémoire comme les petites choses de la vie de dehors que j’entendais à travers les murs et les carreaux. Et ce terme “schizo affectif” qui était devenu mon nom de matricule. Je ne savais pas vraiment poser une définition sur ce terme. Mais c’était ce que j’étais.
Je crois aujourd’hui que je serais capable de redessiner les motif des murs qui m’entour. Tellement mon temps est passé à les observer et à détailler chaque fausses note du papier peint.
Sur le ventre ou sur le dos. Je n’avais plus de préférence. Je ne trouvais plus de positions arrangeantes. C’était devenu une sorte d’enfer que de faire autre chose que de dormir. Je n’avais plus envie de rien. Plus envie de sortir, d’acheter, de regarder un film. Plus rien. Le néant.
Sur mon bateau, il fallait sauver les femmes et les enfants d’abord. Mais pour nous les chats, personne n’avait réellement d’intérêt. Nous étions les fond de cale. Le petit plus qu’on regrettera certainement. Mais un mal nécessaire pour se sauver soir même.
Le monde est égoïste. Mais je n’ai pas le droit de le penser au péril de le devenir moi même dans un certain sens n’est ce pas ? Qu’en était-il devenu de Middle ? De wendy ? Et cette après midi, que ce passera t’il à l’appartement ?
Je ne sais pas. Je ne sais même pas si je vais y assister. Je ne voudrais pas faire ressortir le garçon gris pour protéger mes amis. Ce garçon gris que mademoiselle K à tellement connu au point d’en faire encore des cauchemar parfois.
Alors je devrais peut être m’abstenir d’aller à l’apparte. Faire le mort. Et m’enfoncer doucement dans la couette sans rien dire. Observant plafond et murs. Sans rien dire. En essayant de vider ma pauvre tête malade.
Le temps était ensoleillé. C’est certain, je devrais faire un sourire pour cela. Pourtant même en me forçant, personne n’arriverait à m’arracher un sourire. Parce que à l’intérieur c’est cassé. Parce que à l’intérieur c’est tout vide.
Je sais bien que je ne suis déjà plus en début de dépression. Mais en plein à l’intérieur. Et je n’ose pas penser que la semaine prochaine les nouvelles seront surement encore moins bonne. Je voudrais juste souhaiter un peu de neige. Aller à la maison de noël qui vend du pain d’épice même si en vrais je trouve ça dégoutant. Juste parce que là responsable à l’air sympathique.
Je voudrais aller faire les courses au Leclerc et tomber sur Anaïs pour rire comme un idiot de ses erreurs. Je voudrais ne pas avoir à citer des inconnu(e)s comme étant des “amis”.
Mais je vais lancer hein… Je vais me lancer et tant pis si il n’y a pas de parachute. Je ne connais que trop bien l’effet que cela fait quand son corps s’attrape contre le gravier au moment de l’impacte.
Je me dis que ce post est bien long. Et il pourrait l’être encore plus. Que de toute manière, il sera surement lu en diagonal par certain. Le nombre de lecteur a encore chuté et je compte sur les doigts d’une main les gens qui passent encore ici.
Seul, on est toujours de plus en plus seul dans le fond.
J’en profite pour passer le message à ceux qui voudrait comprendre ce que vivent les malades de bipolarité ou de maladie d’ordre de la psychose. Je suis nouveau sur un forum spécialisé dans le domaine : http://bipolairemd.forumactif.fr/forum.htm
Du lundi au dimanche, mes jours sont des nuits blanches.
Pauline Croze – Mise à nu
