Archive for novembre, 2009:
Je n’ai plus envie.
J’ai tendu les mains pour m’en débarrasser le plus vite possible. Pour dire “arrache moi l’avant bras vite, vite, mais vite”. J’ai pris soin de prendre tout les cachets qu’il faut pour me faire taire assez longtemps. Pour ne pas lui dire ce que j’avais en tête.
Une barrière nécessaire à la bonne appréciation des choses avant de retourner dans mon lit. C’est pas que je manque de sommeil. Enfin, je ne crois pas. Je crois qu’il y’a pire que de se rendre compte des choses. Il y’a le fait de s’y accoutumer.
J’écoute juste : http://www.youtube.com/watch?v=nP30ucHSoUE
Should I die again
Should I die around
The pounds of matter
wheeling through space
I know I’ll never know
Until I come face to face
With my own
With my own cold dead face
With my own wooden case
A partir de là, rien n’a d’odeur. Rien n’a plus de couleur. On évolue en sépia avec une tendance nauséeuse pour les discussions des autres. On va tranquillement a ses rendez vous. On se perd dans la nature morte d’une lampe décoré comme tigrou. A l’odeur des anciens temps. Pourtant, partant comme un parfum nauséabonde pour les autres. Partant comme un parfum de souvenir pour moi.
Et si l’odeur de la décomposition vous rappelez vos plus beau souvenir ? Et si votre maison était en feu ? Comment devrions nous faire pour l’éteindre et vous parler du patchouli et des vertu d’un Lampika perdu dans une foule de monstre dévorant nos âmes.
Fly’s through the last gasp we left
On this earth
Court
Lilo était malade. Elle faisait un 39. Et moi j’écoutais de drôles de gens parler de trichotomanie dans le train. J’avais comme une grande fatigue et je ne savais plus trop où je me trouvais dans cette geôle électrique.
Il était l’heure de rentrer pour craquer peut être un peu. Faire un câlin à Felix qui n’en pouvait plus. Mais enfin, il mange maintenant que je suis là.
Faut que je trouve vite un genre de plant pour que les choses aillent mieux.
Essential
Pourquoi s’attarder ? Après tout, nous savons bien où nous allons tous. Pourquoi perdre du temps. Non, le bonheur n’existe pas. Comme je l’ai expliqué à divers personnes les jours précédents. Le bonheur est une carotte devant les ânes que nous sommes.
Rien n’est certain, rien n’est éternel. Non, toutes les choses dites un jour ne le seront certainement plus demain ou dans les mois/années (rayez la mention inutile) à venir. Nous ne sommes rien. Nous naissons, nous tentons une évasion ludique durant nos premières années et ensuite s’en vient la période de la survie.
Une période très longue. Tellement qu’elle nous attend jusqu’à notre mort. Une chose totalement désappointent pour le reste des « autres » qui tout autour auront participé à votre périple dans ce que j’appellerais « l’idée de survivre ».
Pourtant c’est simple. Pourquoi se contenter de vivre, si c’est pour de toute manière finir par en mourir ? Voyez vous un jour sur votre épitaphe « Et mort d’avoir vécu » ? Non, certainement pas. Pourtant cela sera vraiment le cas.
C’est pas beau la mort hein ? Non, c’est très moche quand on regarde le reste d’un visage littéralement explosé par une barrière d’autoroute. Ou la langue bleuté du fraichement pendu. Saviez vous que les yeux sortent souvent des orbites quand une personne vient à se pendre ?
Voilà ce que ma psychiatre dirait « vous n’avez pas d’idées noires, vous êtes noir de l’intérieur ! ». Et j’en connais une qui dirait « tg t’es noir tout court »
L’important ce n’est pas la chute, c’est l’atterrissage
Il est précisément 01h21 du matin quand je suis à la rédaction de cet article. Je réalise que je n’ai pas d’avenir. Et voyez vous… Je suis avec un sourire aux lèvres parce que je sais ce qui va se passer maintenant.
Jeune et innocente
Je ne m’adresse pas à toi Mrs.Chat
Je voulais crier comme Damien “Putain vous ne m’aurez plus”. Toutes les histoires sont donc les mêmes ? Je cherche, je fouille, je trouve, je me perd. Je serais le seul à savoir à qui je m’adresse dans mon post puisque personne ne va se reconnaitre.
Mais c’est toujours comme ça. On se sent toujours visé quand on se retrouve face à une lecture. Putain…. C’est pas possible. Ma tête vient de craquer. Je viens de creuser un trou géant. Je suis chargé de colère. Me gave de Lysanxia. Rien n’a d’effet sur moi. Et les autres…
Les fausses promesses. Pourquoi tu m’as dit cela un jour ? Pourquoi les gens parlent sur le coup de l’émotion pour ensuite prendre leurs jambes et bien tranquillement se barrer ?
Tu n’avais pas le droit de me dire des choses pareils. Tu n’avais pas le droit de t’en vouloir et de me faire payer le prix fort. Regarde ! REGARDE MAINTENANT ! Je mange comme on nourrit les cochons. Je n’arrive même plus à trouver une position confortable. J’ai une boule dans la gorge qui ne cesse de grossir et qui est sur le point d’éclater.
Je mélange les produits et j’espère. Je rêve de smarties flinguant.
Devine qui je suis si je deviens gris. A la jeunesse innocentes qui prononcent des mots qui n’ont aucun sens. Je n’arriverais plus jamais à croire les mots qu’on prononcent tout bas. Je ne crois plus en rien ! Je ne veux même plus croire en tes peurs que tu m’infliges. Je ne veux plus manger le reflet que tu m’imposes.
Pourquoi tu penses te reconnaitre ? Sais tu pourquoi j’ai mal maintenant ? Sais tu pourquoi je suis entrain de me décomposer à coté de mes boites. Et demain, je devrais me lever et faire comme si de rien n’était ? Comme si rien n’était arrivé aujourd’hui ?
Un jour, j’ai laissé tombé.
Mon blog tertiaire va prendre une sacrée claque.
Fury
On écoute : http://www.deezer.com/listen-3599715
Il est si tard. Et je n’arrive pas à dormir. Je regarde le coin de mon écran qui clignote de publicités. Mais jamais de ce mail que j’attend maintenant depuis deux jours. Ils disent bien que cela peut être long. Mais je ne sais pas si j’ai le temps.
Oh les moineaux ont été remplacé par des corbeaux. Le ciel c’est éteint sur la journée et je n’ai pas su répondre comme Melissa Mars le dis dans un de ses textes :
Quand on vous demande si cela va. On ne peu pas répondre “ca ne va pas”
Je crois que je suis capable de me déplacer. Je crois que je suis capable de faire vivre la révolution dont personne n’imagine. Ca a déjà commencé. J’ai osé parlé en public. Dire ce que je pense. Dire que tout cela n’a aucun sens.
Car là, j’en ai assez. Je ne veux plus de cette fausse vie que certaines personnes tentent de m’imposer. Je veux décider, je veux des choses, je veux démolir pour sculpter a nouveau.
Et je crois que je n’ai plus peur parce que je n’ai rien à perdre. Et je rigole des “mais si…” et des “tu as tellement à gagner”. Je m’en moque, je m’en contre-fou. Je serais ma propre Valerie Valere. Et si ce mail n’arrive pas. J’irai le chercher moi même !
Arrow
Une drôle de sensation. L’idée de “pouvoir y’arriver” m’est passé. J’ai finit toutes mes tâches pour la journée. Alors maintenant, il ne reste plus qu’a attendre.
Je voudrais dire ce que je pense. Dire que j’en ai assez d’être traité comme cela. Toujours sous le poids d’une menace omniprésente qui finalement est un oxymore puisque en disant cela. Je perd certainement beaucoup.
Je voudrais bien penser qu’ici bas, il y’a quelque chose, ou quelqu’un qui se préoccupe de ce qui va se passer maintenant. Mais dans le fond, c’est dans une grande solitude que je me suis noyé.
J’aimerais demander conseil. Mais je n’ai personne qui peu me répondre. J’aimerais des gens d’expérience et de carrure. Le genre qui prend par la main et te dis “let’s go to let’s go to begin”. Mais à la place de cela, j’ai du vide. Des lettres sans réponses. Des excuses et de la culpabilité.
Quand est ce que le monde viendra se soucier des autres ? Pourquoi je me suis toujours donné à vouloir faire ce qu’on attend de moi d’un point de vue psychologique. Oh bien entendu, j’ai craqué parfois. Mais au final, j’ai pris le plie comme le bambou et j’ai donné encore un peu de moi pour contenter les désires et caprices des autres.
Ce n’est pas juste. Ce n’est pas juste de dire “si c’est comme cela, je m’en vais”. Ce n’est pas juste de vivre dans un chantage en permanence.
Je sais très bien ce qui se passe. Et je vois bien que tout cela n’est pas juste du hasard.
oh oh
Félix aimait se rouler dans les sachets. Le piano de Nora avait disparu et je me retrouvais seul face à moi même. J’avais des idées. J’avais envie d’être stone comme après une cartouche de Bromazepam. Mais j’étais net.
Ils ne réalisent pas ce qu’ils font. Je ne réalise plus ce que je suis et ce que je veux. Je suis perdu. Et regarde moi, transi par la peur en cette instant.
Même l’ambiance n’est pas là. Je signe “looser” sur mon front. L’index levé et le pouce sur le coté. J’aimerais être dans le Jerry Springer Show devant ma cause. Mais je sais que de toute manière. Non… Ils ne comprendraient pas.
Alors je vais suivre la lune derrière les nuages. Me perdre un peu plus loin. Voir si c’est possible de prendre la pluie même quand on est au dessus de tout. J’en ai marre de parler pour ne pas être compris. Etre muet serait surement la meilleur solution. N’est ce pas ?
Vivement que les jours passent comme les voitures. Comme quand j’oublie de regarder en pleine conscience si oui ou non, les phares vont me passer dessus.
Je voudrais faire un vol plané par dessus une auto et donner un sens à tout cela.
Que savent-ils de la folie ? Qu’en sais je moi même puisque je suis fou ? J’ai tellement entendu parlé de cette chose qui me mange. Chaque bruit me dérange maintenant.
Ils auraient du me laisser le risperdal. Je n’avais pas d’envies, mais je n’avais pas de prise de conscience. Maintenant c’est trop tard. Ca dérape.
Ils ont tous fait une grosse erreur
E.M.I
Je n’ai pas en espoir de faire changer les choses. Souvent, je me suis dit qu’il serait possible de fermer les yeux le temps de faire trembler l’atmosphère et que peut être, je ferais revivre ce qui est mort.
Hier matin, je vivais ma deuxième E.M.I. D’une manière bien différente de la première fois. Bien plus agréable. Je pense que c’est le mélange des médicaments et du “reste”. Je me levais ce matin là. Je marchais dans la chambre et il y’avait comme une drôle de sensation dans mes mouvements.
J’entendais parler. Une voix encore jamais entendu. Puis en me tournant, je regardais le lit. Avec moi allongé dessus. Je fermais les yeux et je me relevais une fois encore.
Cela à bien duré 5-6 fois. Avant de réalisé que je ne dormais pas. C’était une sorte de coma dont on ne sort pas.
J’ai finalement du me débattre pour arriver à bouger. Comme sur un grand souffre expiré. Je crois que personne ne peut vraiment comprendre sans l’avoir vécu réellement. C’est époustouflant. Cela donne envie de ne pas revenir. De rester dans cette état pour toujours. Pour ne plus compter les heures, pour ne plus avoir besoin d’espoir pour continuer.
Maintenant, il est tard. Je vais finir de prendre mes épisodes de “mon oncle Charlie” (qui passait d’ailleurs pendant le diné ce soir). Et prendre mes médicaments.
Demain, je partirais balayer ce qu’il reste d’une vie qui est maintenant derrière moi. Une vie qui va laisser une cicatrice indélébile. Comme son père disait “je sais… mais il ne faut pas en parler”.
Parce que autour de moi. Personne ne sait à part elle et peut être lui. De quel enfer nous venons. Pourquoi la mort ne me fait plus peur. Pourquoi j’arrive à être aussi solide et à rester là, dans une chambre, a me droguer à coup de médicaments. Oh si ils savaient d’où nous venons réellement.
Elle fera un sourire en lisant l’article à cette instant précis. Et fera en sorte de vite tenter d’oublier. Parce que je suis un garçon gris et je ne trouve pas qui hanter. Parce que chaque jour est une plaie ouverte sur un monde d’horreur indescriptible. De choses qui humainement parlant ne devrait pas exister. Des choses qu’on ne voudrait même pas dans ses cauchemar.
Je me rappel, la tête sur l’oreiller. Dans une couette trempé. Retournons encore encore, prendre moins de place pour ne pas être touché. Dormir dans les déjections. Ne pas se plaindre et sourire car “jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien”.
Je me rappel l’ammoniaque. Les yeux qui brûlent. Je me rappel de mon rire sur une bombe crimo artisanal dans la cuisine à coup de poivre. Oh elle avait fait fort. Ca me donne le sourire encore. Nous avions du évacuer l’appartement au 42.
Je me rappel les jeune qui tag, les 357 magnum en pleine rue. La police au téléphone. Les voisins shooté.
Il y’a des rires, il y’a des pleurs. J’ai vue le pire. Je ne crois pas en le meilleur.
“Je sais ce que je voudrais être. Mais je ne le deviendrais jamais.”
How to be
C’est avec une forme d’ironie et un sourire non dissimulé que j’ai regardé la psychiatre quand elle m’a annoncé mon nouveau traitement. Moi, ex-Guilde Master. Non vraiment… C’est une blague (voir photo jointe) ?
Alors j’ai décidé de tester des ma rentrée. Cela se présente comme un petit cachet bleu. A s’y méprendre, comme on m’a dit, on dirait du Viagra. Seulement c’est plutôt le genre de médicament qui fait tout l’inverse.
Entendez-vous des voix monsieur ?
Actuellement non. Mais ca arrive. C’est comme écouter une radio en étant seul dehors. Je ne serais pas bien le décrire comme cela. C’est une sensation unique.
Je rentrais, en comprenant que cette fois, on rentre dans la cours des grands. Le genre de cours avec des hallucinations auditive. Le genre qu’on partage avec son entourage. Je reprenais la route de Doctissimo. De drôles d’envie en tête. Un fauteuil pas assez confortable à mon gout. Et un Félix cascadeur au plus au point.
Je commençais à ne plus sentir mes bras. Puis mes joues. Une sensation comme sous effet de l’alcool. Je prenais mon temps pour rédiger mon article. Le temps de pouvoir décrire toutes les sensations lié à la prise de ce médicament.
Hormis cela, tout mon traitement avait changé. Le Riperdal devenait de l’Abilify. Et le Zopiclone devenait du Noctran qui lui était bien plus fort. D’après L, on donnait du Noctran aux personnes aillant fait une tentative de suicide.
10-15 minutes passent. Je ne sens plus rien de ma personne. Je suis devenu un nuage je crois. Je viens de voir Félix voler dans la chambre. Une lègere nausée. On va dire “tout va bien”. Finalement Félix se pose sur moi et se couche sur mon ventre. On reste là. Ensemble.
Je repense à ce film d’hier soir. Il s’appel “How to be”. Rien exceptionnel. Mais sympa à voir.
Mais dans le fond, je me pose aussi cette question : How to be ?
16:00 Je suis plus personne. Le Lysanxia m’a clairement arraché la tête. C’est de bonne guerre n’est ce pas. Enfin, tout le monde comprendra pas. Mais pour les anciens de WoW, ca va surement laissé un petit sourire en coin. Moi, c’est ce que cela me fait en tout cas…
Parce que ?
Parce que la chenille à eu sa chrysalide. Parce que je suis libre de décider. Parce que Félix me regarde. Parce qu’il est 01:01-am. Parce que Félix c’est finalement mis sur mes bras. Parce qu’il a trouvé sa position de référence. Et moi, j’attend de trouver la mienne.
Parce que les heures sont longues. Parce que Félix est un de tes descendants. Qu’il n’est pas très propre, mais que je suis incapable de le disputer. Parce que nous sommes devenu inséparable. Parce que nous avons le même sang dans le fond.
Parce que l’air n’est pas aussi froid que les autres soirs, mais je finirais pareil. Parce que un jour, c’est moi qui arriverait plus loin que la ligne blanche. Parce que maintenant nous dormons ensemble, mais pas trop pour pas paraitre trop ami non plus.
Parce que cela va faire un sacré choc, mais je n’en ai pas grand chose à faire maintenant. Parce que je ferais mieux de prendre mes médicaments maintenant qu’il est tard. Parce que demain j’ai rendez vous avec ma psychiatre. Parce que je suis sur que tout le monde est maintenant couché. Parce que Félix pleur en écoutant “When You’re gone” des Cranberries.
Octobre s’en est aller et moi je suis parti avec lui. J’ai pris une grande respiration et j’ai plongé la tête sous la surface. Hey, mais c’est mes meubles qui s’en vont. C’est mes souvenir qui ont brulés. On ne change pas les démons, il faut les étouffer à présent. Faut croire que j’ai la peau moins solide que l’esprit.
Et quand je dormirais, quand la lumière sera éteint. Je penserais à eux et ils m’emporteront dans des rêves dont je déteste la couleur. Je dirais “c’est la fin de la semaine”.
Je déteste ce qui se passe !!!
“Si ils savaient mon état d’esprit profond…”
http://www.deezer.com/listen-980131
Comprendra qui pourra le sens de cette musique.
